Le marché des tablettes se tourne vers l’Afrique – Part 1

Un guest post par Thibaut Andre

En 2013, le marché mondial des tablettes a connu un léger ralentissement. Auparavant, ce marché montrait une croissance spectaculaire depuis ses débuts en 2010. Les professionnels craignent maintenant une stagnation qui serait due à un marché saturé dans les pays développés. En 2014, les producteurs vont donc faire face à de nombreux challenges et à une évolution certaine du marché. En particulier, on parlera de transition vers les pays émergents et principalement l’Afrique.

Un marché saturé dans les pays d’Europe et d’Amérique

Lancé en 2010 avec le premier IPad d’Apple, le marché des tablettes a connu une croissance spectaculaire, avec un taux annuel de plus de 100%. Selon les derniers chiffres donnés par IDC, les ventes de tablettes ont atteint un taux record en 2013 avec plus de 220 millions d’appareils vendus partout dans le monde. Malgré tout, on a observé une nette décélération de la croissance sur la dernière année.

En effet, si au début 2013 la croissance conservait un taux supérieur à 130%, en adéquation avec les autres années, ce taux a chuté progressivement tout au long de l’année pour se stabiliser sous les 30% durant le dernier trimestre 2013.

Les experts s’inquiètent en particulier d’une possible saturation du marché. Surtout dans les pays développés, où le taux d’équipement dans les foyers est déjà relativement haut, voir optimum. En débutant l’année 2014, l’enjeu majeur va donc être de renouveler la demande en ciblant de nouveaux marchés.

Accompagner le développement technologique de l’Afrique

Selon le cabinet de conseil Daxue Consulting, le marché des tablettes dans les pays émergents fait toujours état d’une croissance de près de 150% en 2013, quand les marché matures ne dépassent pas les 30% de croissance. Parmi ces pays émergents, la plupart des pays Africain montrent un potentiel sans limite. Pour les marques de tablettes, cela représente la possibilité d’être vue comme pionnière et partenaire privilégiée car il reste beaucoup à faire et les besoins sont nombreux.

Ainsi, le développement technologique représente une des priorités des leaders africains actuels. Jean-François Mve, l’un des contributeurs du « Plan stratégique pour un Gabon Emergent », nous confiant notamment que « l’Afrique ne peut pas continuer à vivre dans l’ère du papier et du crayon. Le train de l’innovation est en marche en Afrique et la technologie tactile peut-être un symbole de cette évolution si il améliore nos écoles, nos administrations, nos hôpitaux… ».

De même, de nombreux projets innovants et tournés vers le développement technologique ont vu le jour en Afrique ces dernières années : “Silicon Savannah” au Kenya, “Hope City” au Ghana ou encore le forum « Accélérer le développement de l’Afrique » tenu le 13 mai dernier à Kigali et « New York Forum Africa » au Gabon.

JX Paulin a été l’un des plus actifs participants du New York Forum Africa. Engagé dans ce développement Africain, il a lancé en 2014 sa marque MySimax, qui a pour but de fournir des tablettes aux institutions Africaines, et de développé en parallèle des applications répondants aux besoins les plus urgents, comme l’éducation ou la santé. « Les pays émergents sont les marchés de demain pour les produits high-tech » nous confiait-il en mars. « Les africains veulent maintenant profiter de la même expérience technologique que leurs homologues européens et il serait absurde de ne pas leur offrir ce droit. D’autant qu’il rentre dans un processus de développement global du continent ».

Pourtant, le développement de tablettes en Afrique est directement lié au choix des collectivités et les marchés africains comportent de grandes différences avec les marchés sur lesquels les tablettes se sont développées.

« Ce serait une erreur de rentrer sur ces marchés sans un effort d’adaptation et de compréhension » ajoute JX Paulin. « Cela requiert des connaissances de l’environnement local. Il s’agit de se poser en pourvoyeur de haute qualité et de solutions adaptées et de donner accès à la technologie. En Afrique, cela peut seulement être possible au travers de partenariats avec des investisseurs locaux et des collectivités. Cela inclut les gouvernements, les administrations, les écoles et toutes les organisations relatives à la communauté publique ».

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