Interview de Dadja Bassou Développeur du projet AI Wrestler. Lauréat du 2ème prix à Inaota StartUp Challenge

« AI Wrestler » est un jeu vidéo. C’est la start-up numéro 2 de Inaota Start-up Challenge. Il existe beaucoup de jeux de combat mais aucun à ma connaissance qui « (…) y associe les styles de combats africains.» Nous avons rencontré son concepteur, Dadja Bassou pour qu’il réponde à quelques questions.

Qui est Dadja Bassou? Pouvez-vous vous présenter? Présentez-nous aussi les autres membres de votre équipe s’il y en a?

Mon nom est Dadja BASSOU et je suis étudiant en Licence Informatique à Epitech Senegal. Pour l’instant en ce qui concerne ce projet, je suis le seul membre mais on sera bientôt beaucoup plus nombreux 🙂

 

Parlez-nous de votre application? Présentez-la nous?

AI Wrestlers est un jeu de combat mixte. En ce sens, elle y associe les styles de combats africains.

Vous êtes classé 2ème de l’Inaota Start-up challenge. Quel effet ça vous fait?
C’est d’abord une surprise! Il faut dire que je ne m’attendais vraiment pas à avoir cette place, surtout que le secteur dans lequel je plonge est encore assez utopique ici en Afrique. Particulièrement en Afrique francophone. Avoir cette place ne peut être qu’un honneur et une incitation à en faire plus dans ce secteur 🙂

Comment l’idée de faire une telle application vous est-elle venue?
AI Wrestlers est un jeu de combat mixte, comme tout bon jeu vidéo: de Street Fighter à Tekken, en passant par The King of Fighters. Dans chacun de ces jeux, on retrouve un mélange de style mais celui du continent africain est presque inexistant. La particularité d’AI Wrestlers est d’ajouter aux styles connus, les différents styles africains. Non seulement pour les faire connaitre et les vulgariser, mais surtout pour montrer que l’Afrique regorge  de plusieurs types de combats qui méritent une place.

Quand votre application sera-t-elle disponible pour les utilisateurs? Sera-t-elle gratuite ou payante? Sur quelle plateforme?
C’est très difficile de vous donner une date actuellement. C’est un travail qui nécessite du temps, du travail mais surtout une équipe de personnes persévérantes. Je pense à une version web et une version native pour PC et consoles si possible. Je ne peux m’exprimer sur le facteur prix du produit. Vous le saurez quand l’application sera disponible. Ne vous inquiéter pas si elle doit être payante: elle sera accessible à un grand public.

Quels conseils donnez-vous à vos petits frères développeurs?
Je dirais juste qu’il ne faut pas se cantonner à ce que l’on vous apprend. Allez à la recherche de ce que vous aimez.  Etudiez ce qui vous tient le plus à cœur même si ce secteur n’est pas encore valorisé en Afrique. Vous serez peut être, sinon certainement, la voix qui fera changer les mentalités. L’Afrique est pleine de ressources. Le vrai problème est que l’Africain ne croit pas en son potentiel, en son produit ou encore en lui-même. Il est important de croire en ce que l’on fait mais surtout de faire son maximum pour le réaliser. Je pense que c’est essentiellement ce que je peux dire :)!

Votre mot de la fin!
J’ai besoin de graphistes, de dessinateurs, de lutteurs, aussi bien sénégalais qu’étrangers. J’ai aussi besoin de développeurs, de sound-managers et de financement pour mener ce projet complètement à terme. J’ai surtout besoin de personnes motivées qui sont prêtes à sacrifier un peu de leur temps sur le projet pour le mener à son terme. Bref,  avis à toute personne qui lit ce message et souhaiterait aider à la réussite de ce projet…


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